Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 20:30

dg-12Si les faquins qui nous servent de temps à autre de petits amis pensaient être les seuls à nous mentir et à nous trahir, qu’ils se détrompent. En effet, sous la ravissante blonde que ces mécréants osent effrontément reluquer devant nous, se cache peut être la plus manipulatrice et la plus maligne des filles.
Rapprochez-vous d’ailleurs d’un peu plus près et examinez plutôt. Si comme les trois-quarts des filles à frange, le sosie de Scarlett porte une impeccable queue de cheval, c’est qu’en réalité elle ne s’est pas lavée les cheveux depuis près de cinq jours. Effectivement, être propre, ça demande du temps. Et entre les soldes d’hiver et les séries qui reprennent, le temps, les filles n’en ont pas. Alors, pour donner l’illusion d’une chevelure propre et soignée en toutes circonstances, il convient de se laver la frange au minimum tous les deux jours pour éviter tout scintillement de mèche grasse et huileuse.
D’ailleurs, sachez que la propreté d’une fille se mesure généralement à la netteté de sa trousse à maquillage. En effet, il y a de grandes chances pour qu’une fille au vanity-case recouvert de fond de teint et de poudre pour les yeux recycle, les matins de grands retards, les soutiens gorges jetés dans la panière à linge quinze jours plutôt.
Et puisque on aborde le sujet des fards et des rouges, il est essentiel de savoir qu’une fille ne part jamais aux toilettes se « repoudrer ». Il s’agit en fait d’une métaphore incroyablement élégante servant à traduire la fâcheuse étape du soulagement intestinal. Et, avant de s’asseoir sur le trône, une fille s’efforce toujours de recouvrir généreusement de papier toilette le tour et le fond de la cuvette. Le tour, pour une question évidente de propreté. Le fond, pour une question évidente de sonorité. Car parfois, quand on ne peut ni se permettre de chanter à tue-tête ni d’ouvrir les robinets alentours (faute d’embouteillages au petit coin), il convient de trouver un plan de secours commode et pratique.
Mais la supercherie ne s’arrête pas là.  En effet, sous les trois quarts des bottines à fourrure se cache fréquemment une paire de grosse chaussette de sport sans élastiques (ou carrément dépareillées…). Et, quelques fois, quand il s’agit d’escarpins à bout ouvert, il suffit simplement de vernir l’ongle du gros orteil pour vous faire croire à des pieds uniformément vernis.
A
lors, si malgré ça vous décidez quand même de l’embobiner à coup de poèmes faussement émouvants et de l’inviter prendre un dernier verre, sachez qu’il s’agit d’une opération risquée.
Effectivement, il est fort probable qu’elle refuse en argumentant à coup de principes chastes et chrétiens. En réalité, il n y’a que deux vraies raisons pour qu’une fille refuse de perdre 700 calories en 15 minutes. Première possibilité, c’est Sunday Bloody Sunday dans son shorty. Deuxième éventualité, l’esthéticienne était en vacances toute la semaine. Dans tous les cas, une fille n’est jamais vraiment vertueuse.
Mais si, avec un peu de chance, vous tombez le bon jour et vous arrivez à l’entraîner dans votre lit, deux choses sont à retenir. Primo, sous la charmante petite jupe de votre nouvelle conquête se cache peut être une énorme et immonde culotte qui lui permet de retenir les collants qui sans ça lui arriverait déjà en bas des fesses. Deuxio, n’oubliez jamais qu’une fille partage toujours ses expériences libidinales avec les trois-quarts de ses copines. Alors, quand vous rencontrerez ses meilleures amies, sachez qu’elles viennent de passer une demi-heure à se moquer de la taille microscopique de votre petit Jésus…

Par Journal d'une fille avertie - Publié dans : Chroniques
Consoeurs, exprimez-vous! - Voir les 3 commentaires
Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 09:42
goldman-boys-full-of.jpgIl y a certains types d’hommes auxquels une femme digne de ce nom ne peut absolument pas résister : l’agent infiltré de la CIA, le pompier spécialisé en sauvetage d’enfants malades et, par-dessus tout, le guitariste. Effectivement, j’ai longtemps rêvé d’un McCartney  bodybuildé qui m’écrirait des tas de chansons d’amour et qui déciderait de renoncer aux groupies et au succès pour partir avec moi élever des alpagas en haut du Machu-Picchu. Ainsi, quand il y a deux mois de ça, un gros manche à Strat qui avait l’air honnête et fidèle est venu jouer du banjo sous ma fenêtre, j’ai très vite décidé d’envoyer valser tous mes beaux principes sur les avantages évidents du célibat.
Et j’eus beau connaître la chanson,  je ne puis rester insensible au couplet « Bébé-maisonnée-et-vacances-ensoleillées ». Car on aura beau dire ce que l’on voudra, rien n’est plus aphrodisiaque qu’un scarabée qui enchaîne du Cabrel et du Glover le torse nue et la cigarette à la bouche !
Mais, rassurez-vous, il ne me fallut pas très longtemps pour déchanter. A vrai dire, une pseudo-rockstar mène aussi une vie d’hippie faussement engagé. En effet, il s’oppose fermement à l’idéologie consumériste en prônant dignement le retour à la nature. Pour ce faire, le troubadour ne se lave, au bas mot, qu’une fois tous les trois jours (et moi qui croyait encore naïvement que le mythe du caleçon par semaine relevait seulement des ouï-dire populaires…). Il menace également de s’engager en politique alors qu’il ne fait toujours pas la différence entre Lennon et Lénine et il possède des tas d’opinions toutes faites sur la vie qu’il explicite au travers de phrases extrêmement profondes type « Tu dois toujours suivre ton cœur, et tu dois toujours y croire. Et quand tu commences à croire que tu le suis, tu vas où tu veux, tu comprends ? » (Tout compris…).
Et j’aurais presque pu l'accepter si ce chanteur-de-métro n’adoucissait pas les mœurs de toutes les Yoko Ono du village. Effectivement, représentant émérite des rapports authentiques et de la fraternité universelle, mini-Sting n’était visiblement pas un grand adepte des relations exclusives. C’est donc après un weekend paisible sous la couette que j’eus malheureusement droit à un réveil en fanfare en découvrant, dans la poubelle de la salle de bain, un orchestre de prophylactiques en latex vilainement usagés.
Et loin d’assumer qu’il dégainait clairement sa guitare en backstage,  ce maestro-des-ragots osa effrontément l’admirable coup du « Non mais sincèrement, je ne sais pas ce que ça fait là, c’est vraiment pas moi! » (Bonjour, je suis atteint de psychédélisme mental aigue !).
Comme quoi, si l’envie vous prends d’être incroyablement sympathique avec un scorpion, autant aller directement uriner dans un violon…alors debout mesdemoiselles, c’est toujours la même chanson, Show must go on !  
Par Journal d'une fille avertie - Publié dans : Chroniques
Consoeurs, exprimez-vous! - Voir les 2 commentaires
Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 17:29

thing 1595078 lA tous les Princes Charmants du 21ème siècle. De Shrek à Massimo Gargia. Qu’il soit grincheux, timide ou dormeur (mais si je pouvais avoir une réponse du Prince Harry, ça m’arrangerait plutôt…).

Après avoir embrassé mille et un têtards  baveux qui ne se sont toujours transformés qu’en grands méchants loups, j’avais logiquement décidé de tirer un énorme trait sur le Prince Charmant. Seulement, c’est après avoir passé l’été à jalouser Kate et Charlène devant toutes les émissions pré et post-mariage de M6, que j’ai finalement décidé de mettre un peu d’eau dans mon vin et de laisser une dernière chance à nos ennemis les cracheurs de vipères.
Alors si derrière ton écran tu te sens l’âme assez valeureuse pour venir me tirer de mon engourdissement sentimental en m’embrassant fougueusement, je te prie de ne pas trop tarder !
En fait, je t’ordonne même d’enfourcher immédiatement ton poney boiteux et tes baskets de sept lieus avant que je ne ressemble à une vieille sorcière pustuleuse et que je ne rejoigne définitivement le club des désespérées-qui-n’attrapent-jamais-le-bouquet (et qui collectionnent accessoirement les dragées !).
Et quand tu viendras me délivrer de mon insoutenable célibat, merci d’emprunter l’ascenseur. Je passe assez de temps comme ça  à soigner mes cheveux pour qu’un troll de ton genre s’y agrippe et m’arrache la moitié de la tête en tentant d’escalader héroïquement la fenêtre de ma chambre. Et, à moins qu’il ne s’agisse d’une paire de Jimmy Choo, ne te fatigue pas à courir le quartier à la recherche d’une pantoufle de verre fabuleusement délicate, j’ai été dépossédée de toute suavité à la naissance: je chausse du 41 et mon mètre 76 m’empêche catégoriquement de porter des talons (Amies défenseuses des talons de 12, un peu de compassion pour celles qui n’ont jamais vraiment choisi de ressembler à Hagrid…). Enfin, ne sois pas étonné quand tu franchiras la porte de ma chambre. En effet, pour m’être (encore) fait briser le cœur par une énième réplique de Barbe Bleue, j’ai aussi passé l’été à jongler entre pots de Cookie Dough et pots de Chunky Monkey. Par conséquent, mon carrosse arrière s’est quelque peu distendu et ressemble étrangement au fessier de la Bonne Fée Brandstetter (si Pipa craignait d’être détrônée, qu’elle se rassure !).
Et si tu t’engages à exaucer ces quelques souhaits (ridicules), je te promets en échange un nombre indécent de nuits peu protocolaires et de mauvaises manières en tout genre !
Je te laisse donc jusqu’à minuit pour te manifester après quoi je ne laisserai plus jamais aucune chance aux andouilles-qui n’ont-rien-dans-la-citrouille. Je m’exilerai en Espagne dans le château d’un vieux simplet qui tient scrupuleusement ses engagements et qui m’emmènera vaillamment fanfaronner dans sa Porsche volante !

Par Journal d'une fille avertie - Publié dans : Chroniques
Consoeurs, exprimez-vous! - Voir les 1 commentaires
Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 15:09

img-thingPour le plus grand malheur de mes parents, j’ai longtemps été attirée par un type de garçons très convoitée des minis-Zahia : les pseudo-footballeurs - des freluquets tatoués qui ne passeront malheureusement jamais ni l’étape du brevet ni l’étape de la CFA. Et  je crois même en avoir fréquenté suffisamment pour monter à moi seule une équipe entière de déficients mentaux reconnue par la F.F.F (Fédération des Fumiers de France). Car si certains méritent largement le titre de Ballot d’or, d’autres méritent résolument la suspension à perpétuité. Et je recommande vivement à toutes mes co-équipières de ne jamais tenter l’expérience dindons-sur-crampons. Pour cause, un crocodile qui se respecte ne sait s’exprimer qu’avec le vocabulaire d’un enfant de trois ans : « Kaka », « Néné », « Lolo » et « Dodo » sont les seuls mots qu’il emploie. Sponsorisé par la beauf attitude, il passe la grande majorité de ses soirées à domicile, à jongler entre PES, l’intégrale de Patrick Bosso et la version collector des Collègues.  Fervent supporter du machisme et défenseur invétéré de la malhonnêteté,  il n’éprouve enfin aucun scrupule à tacler déloyalement le cœur de sa supposée-fiancée.
En effet, c’est après quelques expériences malheureuses que j’ai compris que les marseillais n’étaient pas les seuls à vouloir aller « Droit au but ».  Si tous n’ont pas forcément le même maillot, tous ont définitivement la même passion : collectionner un maximum de trophées à grosse poitrine.  Effectivement, quand il s’agit de remuer le poteau-rentrant situé au niveau de leur entre-jambe,  ces champions-de-la-trahison ne s’accordent aucune mi-temps et décrochent facilement la tête du classement. Pour atteindre leurs buts, les aiglons n’ont pas non plus peur d’adopter tout un tas de comportements antisportifs. Alors que les sangliers-maqués touchent ostensiblement tous les ballons féminins des mains (et on ne peut pas vraiment dire qu’il s’agisse ici de la main de Dieu…), les chamois-en-couple-depuis-des-mois préfèrent insolemment sauter sur l’équipe des coureuses en minishorts. Et puisque certaines blondes-canaris ne défendent pas leur cage, quelques infidèles n’hésitent pas à plonger tête la première au fond du filet…
Alors à toutes celles qui attendent désespérément leur Messi, je vous supplie de laisser les minis-Beckham à jamais sur la touche !

P.S : à chaque règle son exception… Gourcuff, si tu me lis, sache que pour toi je suis prête à jeter mon brassard et à jouer les prolongations sous les douches des vestiaires…

Par Journal d'une fille avertie - Publié dans : Chroniques
Consoeurs, exprimez-vous! - Voir les 6 commentaires
Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 18:33

DGC-IT20SCARES20ME20HOW20DUMB20YOU20AREPendant vingt-ans, je me suis essayée à tout un tas de sport, sans jamais réussir à passer la première journée d’essai. Seulement, avec le retour menaçant des beaux jours et la sortie des collections Printemps-Eté, il devenait urgent de se (re)mettre au sport. Et, cette année, je choisissais de m’inscrire à la piscine. D’une, la piscine ça déculpabilise : je fais du sport, à moi les huit paquets de Paille d’Or ! De deux, ça oblige les célibataires vertueuses de mon genre à passer très régulièrement chez l’esthéticienne (c’est la fin des femmes-oursins). Et ce n’est pas tout, car  en y réfléchissant bien, il semblerait  que la piscine soit aussi le lieu idéal pour partir à la pêche aux canards. En effet, toute la journée, des bancs de merlans se baladent triomphalement emmaillotés dans leur moule-bite, ce qui permet de juger objectivement de la qualité du petit anchois, des abdominaux et du taux de pilosité. Et si, par le plus grand des hasards, un beau marsouin vous accoste malgré le bonnet, le  maillot une pièce qui aplatit la poitrine (effet grande-raie assuré) et qui compresse les  fesses (il est temps d’assumer pleinement sa cellulite), alors il s’agit forcément de la perle rare !
Et très rapidement, je flashai sur Mitch Bucannon, le maître-nageur dont le physique excuse largement le cerveau d’huître et vous fait oublier l’état marécageux des vestiaires. A peine arrivée, je m’imaginais déjà agrippée à lui (amies baleines, avouons-le… le truc génial à la piscine c’est de pouvoir se faire porter par Jules sans lui briser le dos en quatre) pour une séance remise en forme à la Loana et Jean-Edouard. Et, puisque j’étais bien déterminée à le faire mordre à l’hameçon, je décidais de mettre toutes les chances de mon côté en m’inscrivant aux cours particuliers du vendredi soir. C’est donc après avoir déloyalement menti sur mon niveau en dos-crawlé et en papillon que je me jetai à l’eau déguisée en parfaite Petite Sirène : masque, tuba, palmes et pince-nez… rien n’était trop beau pour mon Alain Delon maison! Seulement, c’est après avoir vidé les trois-quarts du grand bassin en battant un peu trop énergiquement des pieds , après m’être étouffée une dizaine de fois en buvant la tasse et après m’être pris une vingtaine de plats en voulant m’essayer au plongeon gracieux type Pamela Anderson, que j’ai compris qu’il valait mieux changer de technique de drague. Alors, une fois la partie immergée de l’iceberg découverte, ce fut sans trop attendre que Leonardo me renvoya très impunément barboter près du petit bassin…Je pensais donc logiquement avoir touché le fond, jusqu’à ce que Marcel, une vieille pieuvre bedonnante qui m’entourerait volontiers de ses tentacules et qui ne tient visiblement pas compte du panneau « Douche obligatoire », prenne son courage à deux mains : « On pourrait peut être prendre un café après la piscine? »… Il  était donc définitivement temps pour moi de lever l’ancre ! Encore une aventure qui se terminait en queue de poisson…il ne me restait plus qu’à tenter ma chance auprès des arriérés du club d’échecs…après tout, c’est un sport comme un autre et, peut être que là-bas, les harengs sont plus indulgents…

Par Journal d'une fille avertie - Publié dans : Chroniques
Consoeurs, exprimez-vous! - Voir les 6 commentaires

COMBATTRE LES FACES DE BOUCS

Rubriques

SAUVER UNE COPINE EN UN CLIC

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus